
La sculpture figure l’évolution récente de notre rapport au Temps et à l’Image. Il a beaucoup évolué depuis la révolution du numérique et se cristallise aujourd’hui dans le phénomène très actuel du « flux ». La notion de flux appelle le mouvement ininterrompu des datas, l’information sans limite, le besoin d’immédiateté, mais aussi la migration des peuples, les déchaînements naturels résultants du réchauffement climatique.
Notre relation au Temps a pris un nouveau virage très récemment avec ces phénomènes d’accélération et de dérèglements des environnements artificiels et naturels.
L’Image – numérique – est devenue la référence première des moyens de communication des nouvelles générations. La fascination hypnotique que le flux de l’information opère sur nous, dans notre façon de devenir témoins, complice ou aveugle, est préoccupante. Nous assistons voyeur par avidité ou addiction, aux cataclysmes, aux violences, aux flux de clichés, où la beauté de l’Image anéantie progressivement tout recul et compréhension de ce à quoi on assiste.
Si le monde virtuel nous offre une conscience élargie dans beaucoup de domaines, il déstabilise à présent des repères de valeurs, de hiérarchie et de vérité. Il change profondément notre rapport au temps, à l’information, à l’espace et aux autres. Que faisons-nous de cette nouvelle dépendance ?
• h 40 x 45 x 40 cm / Terre cuite, porcelaine, acrylique, technique mixte – 2019
Finaliste concours FIMA 2019 / Reflet temporel
